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Illustration montrant la confluence des secteurs de la finance et des technologies

La fintech : promesse ou menace ?

Michael Dubowec

By: , premier vice-président

Partout dans le monde, le secteur de la fintech perturbe celui des services financiers. Mais s'agit-il vraiment d'une perturbation ou d'un changement bienvenu ?

Je suis fermement convaincu que la concurrence est toujours saine et qu'elle oblige les entreprises à changer et à se dépasser pour être les meilleures. Une incapacité à changer pourrait signifier qu'un prêteur établi devient une entreprise traditionnelle qui pourrait bientôt se retrouver hors du marché.

National Leasing accepte la présence de la fintech et en tire des enseignements dans plusieurs domaines. Au moyen des données de mesurage, les fintechs comprennent ce qui détermine le comportement du consommateur. Leurs entreprises sont de taille moyenne, elles sont agiles et s'ajustent rapidement aux besoins des clients. Elles ont commencé à construire leur entreprise à partir d'une expérience du numérique et pour elles, il passe en premier. Tout cela crée un changement de culture où le consommateur s'attend à obtenir des conseils personnels en temps réel. Cette transformation est passionnante.

National Leasing jette les fondations du succès en prenant une approche de l'innovation basée sur les systèmes. Nous entraînons nos employés à générer utilement des idées exceptionnelles et à construire le dossier d'analyse qui les fera approuver. Une équipe de transformation de l'entreprise prend ensuite les idées et détermine le moyen d'en faire une réalité. Cela permet aux idées de base d'éveiller l'intérêt des employés et de les motiver. Ils en viennent à créer le changement, plutôt que de se faire dire de changer.

L'un de ces projets est une réécriture de notre système informatique interne central. Au fil des ans, nous avons ajouté des sous-systèmes qui ne se parlaient pas, causant des silos entre les services. Pour une entreprise traditionnelle, cela pouvait devenir inefficace et ingérable. Notre solution : nous sommes en train de réécrire notre système et d'éliminer les sous-systèmes. Cela ouvre la porte à l'automatisation, épargne du temps au client et de l'argent à l'entreprise. Les journées des employés deviendront plus intéressantes, plutôt que manuelles, car ils porteront plusieurs chapeaux pour aider le client à chaque étape du contact avec National Leasing, au lieu d'être cantonnés dans un rôle. Dans l'ensemble, nous augmenterons l'efficacité à mesure que nous éliminerons les silos. Si on ne grandit pas, on meurt. Et de nos jours, quand la situation économique est difficile, si on ne devient pas plus efficace dans ses processus et qu'on n'améliore pas l'expérience client, on meurt aussi.

À l'externe, nous nous efforçons d'être un partenaire inestimable pour les concessionnaires d'équipement – un partenaire dont ils ne peuvent se passer. Par exemple, National Leasing Interactive crée pour les concessionnaires d'équipement un mode de production de devis numériques qui nous donne un contrôle complet sur une tarification variable que nous avons adaptée à chaque concessionnaire. Avant, nous n'avions pas de données précises sur la fréquence à laquelle les concessionnaires établissaient des devis pour leur clientèle et ils risquaient facilement d'utiliser des taux périmés. Il y a maintenant une transparence totale que nous pouvons contrôler au clic d'un bouton. Les concessionnaires, sur n'importe quel périphérique portatif, peuvent aussi accéder aux renseignements sur le client, et notamment aux fonctionnalités de gestion de portefeuille. Notre rêve est de fournir aux concessionnaires d'équipement la possibilité de disposer de toutes les opérations et activités au bout des doigts, de l'origine des ventes au paiement, en passant par la décision de crédit et l'exécution du contrat.

Dans tout cela, les prêteurs ne peuvent pas oublier l'utilisateur final – surtout parce que c'est sur lui que la fintech concentre son attention. Notre réseau de concessionnaires d'équipement est notre cœur de métier, mais il y a dans cette relation commerciale une occasion de mieux satisfaire l'utilisateur final. Par exemple, nous avons analysé le cheminement de nos utilisateurs finaux, identifiant chaque point de contact au passage. L'étape suivante est d'optimiser et de rationaliser ces points de contact, en s'assurant que le client a ce dont il a besoin pour faire des affaires avec National Leasing plus rapidement et plus facilement que jamais. Si nous pouvons offrir une meilleure expérience commerciale à nos clients qui sont des utilisateurs finaux, cela aura un effet d'entraînement et offrira un meilleur soutien à notre réseau très divers de concessionnaires d'équipement.

On rêve tous d'une expérience numérique du crédit-bail qui ne prendrait que quelques secondes, mais je dois admettre que les organismes de réglementation jouent un rôle important dans l'avenir de l'économie. J'espère que ces organismes adapteront la législation actuelle ou créeront un cadre qui permettra la coopération entre les jeunes fintechs et les sociétés de financement établies. On trouvera ainsi un équilibre entre assurer une économie stable et s'adapter à l'évolution des préférences des consommateurs pour les affaires qui se font en ligne. Par exemple, qui a-t-il de plus fiable : un algorithme fondé sur des données objectives prouvant la solvabilité de quelqu'un ou un analyste passant au crible des montagnes d'information puis prenant une décision personnelle fondée sur des données subjectives ? Il existe un juste milieu, tout en veillant à ce que les institutions financières prennent de sages décisions.

Les institutions financières en seraient-elles où on en est aujourd'hui si les fintechs ne nous avaient pas forcés à nous améliorer ? Investirions-nous encore plus que jamais dans la technologie ? Créerions-nous encore des carrières épanouissantes pour les employés au lieu d'emplois presse-boutons ? Prendrions-nous encore des décisions fondées sur des données au lieu d'une intuition ? Serions-nous toujours à l'écoute du client et répondrions-nous encore à ses besoins ? J'aimerais le penser, mais qui le sait ? Au lieu de cela, je préfère remercier la fintech et dire « on fonce ! ».

Cet article est paru initialement à la page 22 du numéro de printemps 2017 du Canadian Equipment Finance Magazine.

Image montrant l'article paru dans le Canadian Equipment Finance Magazine

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